Titre : |
Isolement et contention en psychiatrie en 2022 : un panorama inédit de la population concernée et des disparités d’usage entre établissements |
Type de document : |
Ouvrage |
Auteurs : |
Esther TOUITOU-BURCKARD ; Coralie GANDRE ; Sébastien SAETTA |
Editeur : |
Institut de recherche et documentation en economie de la santé (IRDES) |
Année de publication : |
février 2024 |
Importance : |
8 p. |
Note générale : |
Contribution à cet article par une partie des membres d'ENSEIS Recherche |
Langues : |
Français (fre) |
Mots clés : |
CONTENTION / ISOLEMENT / PRATIQUE PROFESSIONNELLE / PSYCHIATRIE / SANTE MENTALE / SOIN / TRAITEMENT STATISTIQUE
|
Résumé : |
"L’isolement et la contention en psychiatrie constituent des pratiques de dernier recours destinées à répondre à des situations de crise et ne devant être mises en œuvre qu’à titre exceptionnel, en
accord avec les recommandations de bonnes pratiques. En France, la réduction de leur usage, inscrite à l’agenda politique international, figure parmi les objectifs de la Feuille de route ministérielle santé mentale et psychiatrie lancée en 2018 et s’appuie sur un nouveau cadre législatif à visée dissuasive. Dans ce contexte, cette étude fournit des données récentes sur le recours aux mesures d’isolement et de contention mécanique en psychiatrie à l’échelle nationale, et propose un panorama inédit de la population concernée ainsi que des variations du recours à ces mesures entre établissements de santé, en amont d’une deuxième étude qui visera à en caractériser les déterminants. En 2022, 76 000 personnes ont été hospitalisées sans leur consentement à temps plein en psychiatrie : 37 % sont concernées par un recours à l’isolement, soit 28 000 personnes, et 11 % par un recours à la contention mécanique, soit 8 000 personnes. L’emploi de ces mesures varie de façon marquée entre les établissements, certains d’entre eux n’en faisant aucun usage. L’ampleur des variations suggère qu’elles ne peuvent être justifiées par des différences de besoins des populations prises en charge et soulève des interrogations en lien avec les enjeux éthiques et juridiques associés à l’usage de l’isolement et de la contention. Des éclairages qualitatifs permettent de repérer l’existence de savoirs, de pratiques et de représentations portés par une organisation du travail, une politique de ressources humaines et l’affirmation de valeurs, favorisant un moindre usage des pratiques coercitives en psychiatrie. Des politiques publiques plus ambitieuses, soutenant les équipes soignantes dans la limitation de l’usage des mesures d’isolement et de contention en psychiatrie, demeurent à penser pour atteindre tous les établissements."(abstract étude) |
Note de contenu : |
"Il s’agit de la première exploitation des données nationales issues d’un registre établi en 2018 dans les établissements psychiatriques et visant à mesurer le recours à l’isolement et la contention. Il s’agit donc de résultats inédits qui permettent de constater, sur le territoire national, tant la fréquence du recours à ces mesures que de très importantes disparités (avec des établissements ayant un recours nul versus des établissements qui présentent des taux très élevés). " (Sébastien SAETTA) |
Complément : |
bibliographie |
En ligne : |
https://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante/286-isolement-et [...] |
Isolement et contention en psychiatrie en 2022 : un panorama inédit de la population concernée et des disparités d’usage entre établissements [Ouvrage] / Esther TOUITOU-BURCKARD ; Coralie GANDRE ; Sébastien SAETTA . - Institut de recherche et documentation en economie de la santé (IRDES), février 2024 . - 8 p. Contribution à cet article par une partie des membres d'ENSEIS Recherche Langues : Français ( fre) Mots clés : |
CONTENTION / ISOLEMENT / PRATIQUE PROFESSIONNELLE / PSYCHIATRIE / SANTE MENTALE / SOIN / TRAITEMENT STATISTIQUE
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Résumé : |
"L’isolement et la contention en psychiatrie constituent des pratiques de dernier recours destinées à répondre à des situations de crise et ne devant être mises en œuvre qu’à titre exceptionnel, en
accord avec les recommandations de bonnes pratiques. En France, la réduction de leur usage, inscrite à l’agenda politique international, figure parmi les objectifs de la Feuille de route ministérielle santé mentale et psychiatrie lancée en 2018 et s’appuie sur un nouveau cadre législatif à visée dissuasive. Dans ce contexte, cette étude fournit des données récentes sur le recours aux mesures d’isolement et de contention mécanique en psychiatrie à l’échelle nationale, et propose un panorama inédit de la population concernée ainsi que des variations du recours à ces mesures entre établissements de santé, en amont d’une deuxième étude qui visera à en caractériser les déterminants. En 2022, 76 000 personnes ont été hospitalisées sans leur consentement à temps plein en psychiatrie : 37 % sont concernées par un recours à l’isolement, soit 28 000 personnes, et 11 % par un recours à la contention mécanique, soit 8 000 personnes. L’emploi de ces mesures varie de façon marquée entre les établissements, certains d’entre eux n’en faisant aucun usage. L’ampleur des variations suggère qu’elles ne peuvent être justifiées par des différences de besoins des populations prises en charge et soulève des interrogations en lien avec les enjeux éthiques et juridiques associés à l’usage de l’isolement et de la contention. Des éclairages qualitatifs permettent de repérer l’existence de savoirs, de pratiques et de représentations portés par une organisation du travail, une politique de ressources humaines et l’affirmation de valeurs, favorisant un moindre usage des pratiques coercitives en psychiatrie. Des politiques publiques plus ambitieuses, soutenant les équipes soignantes dans la limitation de l’usage des mesures d’isolement et de contention en psychiatrie, demeurent à penser pour atteindre tous les établissements."(abstract étude) |
Note de contenu : |
"Il s’agit de la première exploitation des données nationales issues d’un registre établi en 2018 dans les établissements psychiatriques et visant à mesurer le recours à l’isolement et la contention. Il s’agit donc de résultats inédits qui permettent de constater, sur le territoire national, tant la fréquence du recours à ces mesures que de très importantes disparités (avec des établissements ayant un recours nul versus des établissements qui présentent des taux très élevés). " (Sébastien SAETTA) |
Complément : |
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En ligne : |
https://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante/286-isolement-et [...] |
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